Centre du Mali : le gouvernement adopte une « nouvelle stratégie » pour une sortie de crise
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Centre du Mali : le gouvernement adopte une « nouvelle stratégie » pour une sortie de crise

Un cadre politique de gestion de la crise au Centre du Mali va bientôt être mis en place. L’annonce a été faite ce 24 mai 2019 lors du Conseil des ministres sans plus de précisions. Cette initiative vise, selon le gouvernement, à « apaiser la situation sécuritaire » dans les régions du Centre.

Ce projet présenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sera organisée autour du Premier Ministre. Le reste de l’équipe sera constituée de 9 ministères. Il s’agit, des Affaires sociales, de la Justice, de la Défense, de la Sécurité, de l’Administration territoriale, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, des Affaires religieuses et du Budget.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, l’objectif principal de cette nouvelle mesure est de combiner les approches politiques et militaires. Ce qui devrait permettre, toujours selon ce document, de ramener la paix dans les régions du centre d’une manière durable.

Cette nouvelle mesure intervient après plusieurs autres dont le dernier est « le Plan de Sécurité Intégré des Régions du Centre », qui est mis en œuvre depuis 2018. Ce plan vise le « renforcement du dispositif sécuritaire dans les régions de Ségou et Mopti ».

Cependant, ces différentes mesures ont du mal à apaiser les tensions communautaires et les attaques terroristes dans ces zones. Selon la Mission des Nations Unies au Mali (la MINUSMA), de janvier à avril 2019, plus de 400 personnes ont été tuées suite à l’insécurité dans les régions du centre.

Des analystes fondent de l’espoir sur ce cadre de politiques de gestion de la crise au Centre. Selon eux, c’est une initiative qui dénote d’une volonté politique de s’attaquer sérieusement à la question d’e l’nsécurité que connaît cette partie du pays. Pour Mahamadou Diouara sociologue, chercheur, « la seule inquiétude pour l’instant se situe  au niveau de la non implication des acteurs locaux ».

Mahamadou Diouara

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